Agadir

Agadir, La ville nouvelle, moderne

Agadir entre le passé et le présent

Les villes sont les livres qui racontent l’Histoire de par son développement tardif, à l’aube du XXe siècle, Agadir n’a pas eu le temps de voir un habitat traditionnel se développer dans sa baie. Dès les années 30 décennies précédant le séisme, les plans des urbanistes Henri Prost, directeur du Service d’urbanisme du Protectorat, et de son      adjoint Albert Laprade, témoignaient déjà de l’identité moderne du centre-ville et ce parti   pris se poursuit dans les années 50 sous la direction de Michel Ecochard du Service de l’urbanisme du Maroc. Dans la revue trimestrielle «  Notre Maroc » de 1945, l’Architecte Pierre Jabin écrivit : « oui, parlons un peu de l’Architecture à Agadir. Jusqu’à ce jour… ces constructions étaient, pour la plupart, le fait de l’imagination codifiée du génie militaire ou de celle d’entrepreneurs plus soucieux de leurs intérêts que de ceux de l’art pur… »

Sur la Reconstruction d’Agadir

Convaincus de la valeur patrimoniale de l’architecture moderne d’Agadir, voici déjà  plusieurs années que nous revenons sur ce sujet avec la satisfaction d’avoir éveillé quelques marques d’intérêt. Pourtant, à ce jour, cette richesse reste inexploitée plus que jamais, nous  souhaitons, pour les bâtiments historiques de notre ville, la reconnaissance et la valorisation qu’ils méritent. Dans la presse et dans l’Histoire, les plus grands architectes urbanistes du moment qualifiaient le «  nouvel Agadir » d’œuvre d’art, croisant leurs regards visionnaires sur son avenir lisible dans le tracé de ses rues, dans les lignes ambitieuses de ses constructions. En cette période anniversaire de séisme, année  bissextile marquée d’un 29 février, nous avons choisi de sélectionner pour vous une revue d’anthologie.

Revue Notre Maroc 1945

« Puis, peu, des hommes de l’art se sont manifestés, soit déjà de pays depuis quelques temps comme Bassières et Lemarié. Soit venant de France ou de Casablanca, comme Choupault et moi-même ( Pierre Jabin)… Maintenant, on peut voir des usines ayant une autre allure qu’un hanger… des immeubles qui donnent une allure «  Grande Ville » du meilleur effet. Et nous en arrivons au point qui nous intéresse : quel style… quelle architecture peut-on préconiser pour Agadir ? pour Talborjt, le cas est résolu ( l’ancien Talborjt). L’administration impose une sorte d’ordonnancement architectural… Mais pour  le reste la ville nouvelle … ici, nous avons un collaborateur remarquable… le Soleil : servons-nous-en donc, donnons-lui des façades très claires de ton, des volumes à mettre en valeur… tout cela avec des lignes très pures, très droites.

Architectures Françaises Outre-Mer  1992

L’édification et la reconstruction d’Agadir ont été analysées dans les revues spécialisés d’hier et d’aujourd’hui. En 1992, la collection villes « Architectures Françaises Outre-Mer » de l’institut Français d’Architecture et de la Mission des Travaux Historiques de la Caisse des Dépôts et Consignations, publie une rétrospective. Extrait : «  le contexte était bien sûr, exceptionnel d’une ville brutalement détruite par un système….
Dés le 3 Mars, le Roi Mohammed V annonce la reconstruction de la ville… le geolgue R. AMBroggi… vient dès les premiers jours établir un diagnostic…c’est lui qui condamne l’ancien site comme trop exposé mais absout les terrasses voisines sur lesquelles s’étendra la ville nouvelle. Un premier rapport, le «  Rapport  bleu » rédigé par le service de l’urbanisme du  Ministère des Travaux publics avant l’été, trace déjà les grandes lignes du futur  plan directeur… ».

La Nouvelle Agadir liée à son Passé

La spéculation foncière sévissait déjà : «  Car même un tremblement de terre ne saurait gommer le passé et la nouvelle Agadir reste reliée à son passé, beaucoup plus fortement que l’on a voulu le faire croire les propositions avancées sont l’aboutissement d’une réflexion sur les problèmes de la ville avant 1960. Ceux-ci avaient déjà été analysés par Ecochard et avaient  donné lieu, en 1952, à un plan pour le « groupement d’urbanisme Agadir Sud-Est ». La ville, née administrativement en 1930, souffrait d’une spéculation foncière provoquée par la libération des terres autrefois collectives et désormais gelées par des plus-values faciles, la croissance urbaine ne pouvait se faire harmonieusement ; les différents plans étaient, de ce fait, restés lettre morte et l’on envisageait alors la solution de l’expropriation que le séisme seul  permettre d’appliquer.

Questions de cohésion urbaine

La fragmentation des quartiers dénoncée aujourd’hui par nos sociologues ne semble pas nouvelle : «  La topographie posait aussi des problèmes auxquels la ville nouvelle répondra a posteriori. Les ravins creusés par les oueds se jetant dans la met, séparaient trois «  moignons » qui constituaient trois quartiers quasiment autonomes, obstacles à la cohésion urbaine. Le talborjt , le noyau le plus dense et le seul animé de la ville, n’avait des contactes que difficiles avec le port et le quartier du « fer à cheval »… les masses de décombres laissés par le séisme permirent le comblement de ces ravins et leurs chevauchement par l’immeuble « A » dont la massivité et l’orientation symbolisent la liaison accomplie entre le quartier résidentiel et le quartier industriel. Il n’était donc pas une barre au sens monumental, mais plutôt un immeuble-pont garant  de la nouvelle cohésion urbaine ».

Le parc National Souss Massa

parc de souss

le Parc National Souss Massa peut se révéler un formidable atout pour booster son attractivité. Ecotourisme, sports de nature, produits du terroir et découvertes culturelle, le Parc National Souss Massa offre une belle alternative à la plage en offrant des possibilités d’excursions vers l’arrière-pays à moins d’une ou deux heures de route non négligeable par rapport aux autres destinations et c’est précisément la vision des gestionnaires du PNSM.

les parcs nationaux sont gérés par le Haut Commissariat des Eaux & Forêts et de la lutte contre le Désertisation. C’est aussi le cas pour le Parc National Souss Massa à travers la mise en place d’un certain nombre d’actions et de programmes pour atteindre ces objectifs de gestion. D’une manière générale, un parc national , au Maroc ou ailleurs, mène à bien quatre principales missions missions : la contribution à la conservation de la biodiversité, la contribution au développement économique local et régional incluant l’écotourisme et l’auto-promotion des populations   rurales l’éducation et la sensibilité  à l’environnement sans oublier la recherche scientifique. Dans notre cas, de par la proximité de la destination Agadir, le parc peut aussi devenir un formidable outil de diversification de l’offre touristique de la région Souss Massa.

Structure des circuits et découverte dy parc national

Tourismes-souss-massa

En matière de circuits touristiques dans le Parc National Souss Massa le circuit Oued Massa est déjà connu de la clientèle gadirie. Il permet la découverte du magnifique site Ramsar de Massa ( zone Humide d’importance internationale, particulièrement comme habitat des oiseaux d’eau). Toutefois, ce ne sont pas des visites organisées comme  anarchiques puisque l’itinéraire est libre et peut exclure tel ou tel village. Ce n’est donc pasun tourisme générateur de revenus localement. Actuellement, la direction du Parc National Souss Massa, avec l’appui de la délégation Régionale du Tourisme, travaille étroitement avec les opérateurs tels que le conseil Régional du Tourisme d’Agadir Souss Massa et le Conseil Provincial du Tourisme de Chtouke Ait Baha, dans la perspective de pouvoir structure, avec les acteurs concernés, des actions pour promouvoir cet objectif.